Suites de capsulite rétractile : quel traitement ?

La capsulite rétractile correspond à une limitation des amplitudes de mouvements actives et passives de l’articulation gléno-humérale après analyse de radiographies qui excluent une atteinte lésionnelle (1). 

Que faire en cas de suites de capsulite rétractile de l’épaule ?

La capsule articulaire est un ensemble de tissus organiques qui entourent l’articulation (2). Elle forme le joint entre les deux os d’une articulation, notamment au niveau des genoux ou de l’épaule. Lorsque cette capsule rétrécit, on dit qu’elle se rétracte, les mouvements deviennent raides et douloureux petit à petit. Au départ d’une capsulite rétractile, la douleur augmente régulièrement et constamment jusqu’à être présente même au repos ou lors du sommeil. Cette douleur évolue ensuite jusqu’au symptôme appelé “épaule gelée”, où la douleur s’estompe légèrement, mais les mouvements deviennent limités voire impossible dans tous les plans de l’espace (3). Cette affection est particulièrement invalidante et durable.

Les causes de la capsulite rétractile de l’épaule

Cette rétractation de la capsule peut être d’origine traumatique et provenir d’un souci de tendon (tendinite, par exemple), d’un choc direct ou indirect, une pathologie de la coiffe ou encore une intervention chirurgicale. Mais elle peut également être d’origine primitive, c’est-à-dire sans antécédent notable.

Cette maladie touche principalement les patients âgés de 40 à 60 ans et tout particulièrement les femmes. Elle est favorisée par le diabète (20% des personnes diabétiques y sont sujettes), l’hypothyroïdie, le cancer du sein ou encore les problèmes cardiaques.

Les différents stades de l’affection

La complexité de cette affection est d’être douloureuse au départ. La douleur se situe au niveau du moignon de l’épaule et peut descendre dans le bras voir jusqu’à la main. Elle est présente en particulier la nuit et peut même être insomniante. En début de pathologie, il n’y pas d’entrave aux mouvements. Dans l’évolution de l’affection, la douleur diminue avec la diminution de la mobilité articulaire. Une évolution qui peut être perturbante pour le patient. On distingue la phase inflammatoire lors des trois premiers mois où la douleur s’installe. C’est ensuite entre trois à neuf mois que la réduction de la capsule commence à cicatriser et génère des douleurs sévères. Du neuvième au quinzième mois, la raideur s’installe et la douleur diminue considérablement. On parle à ce moment de “l’épaule gelée”. S’ensuit une phase de récupération ou les amplitudes augmentent à nouveau légèrement sans douleur majeure.

Quels exercices pour aider en cas de suites de capsulite de l’épaule ?

Pas d’opération chirurgicale ou d’intervention lourde dans le cas de la capsulite rétractile de l’épaule. Le traitement consistera tout d’abord en des injections de cortisone pour diminuer la douleur, ainsi qu’une recherche des causes initiales s’il y en a. Le traitement consistera en une rééducation intensive et prolongée, aidée par la prise d’antidouleurs (4)

Il existe des exercices que vous pouvez réaliser chez vous pour auto-rééduquer votre épaule en parallèle d’un accompagnement spécialisé.

Un exemple d’exercice pour la capsulite de l’épaule se pratique allongé sur le sol, les genoux pliés. Joignez vos mains sur votre ventre, montez-les au niveau de vos yeux en tendant les bras puis descendez-les derrière votre tête. Maintenez ainsi quelques secondes puis ramenez les mains sur le ventre en réalisant le geste inverse. Le même exercice peut se réaliser assis sur une chaise, au départ sur vos jambes, puis en montant vos mains au-dessus de votre tête.(5)

Quelques fois les capsulites rétractiles laissent des séquelles au niveau moteur : diminution des amplitudes actives en rotations, en élévation antérieure ou latérale avec une amplitude passive effective.

La prise en charge par la Méthode Allyane

Ces séquelles prises en charge en rééducation peuvent également être améliorées grâce à la méthode Allyane.

La reprogrammation neuromotrice Allyane va avoir sa place en complément de séances de rééducations réalisées avec un kinésithérapeute. Nous allons travailler sur les inhibitions motrices qui se sont installées lors de la phase de limitation des amplitudes.

Ces inhibitions motrices vont empêcher les muscles de fonctionner correctement que ce soit au niveau de leur force, de la qualité du geste et/ou par des compensations d’autres muscles souvent antagonistes à l’action à réaliser.

Le plus souvent nous retrouvons un manque de recrutement des muscles fixateurs des omoplates (Rhomboïdes, dentelé antérieur, grand dorsal, trapèze inférieur …) ainsi que les muscles permettant le mouvement spécifique que le patient souhaite réaliser.

La méthode Allyane va donc nous permettre de réactiver un automatisme moteur « oublié » par l’immobilisation prolongée (6)