rééducation genou ligamentaire croisé

Allyane, nouvelle option thérapeutique des complications du genou ligamentaire opéré

Les possibles complications suite à une opération du genou ligamentaire croisé

Suite à une opération du genou ligamentaire, des complications entrainant des troubles de la marche peuvent survenir. Celles le plus souvent décrites sont les suivantes :

 

–       les douleurs,

–        hydarthrose,

–       hémarthrose,

–       infection,

–       phlébite,

–       algoneurodystrophie,

–       syndrome rotulien,

–       complications cutanées,

–       raideurs,

–       sidération du quadriceps

–       flessum

 

La question de l’origine du flessum

Il est surprenant de trouver dans de nombreuses publications que lafaiblesse du quadriceps crée un déficit d’extension et donc un flessum. On parle peu d’inhibition neuromotrice et en particulier de la contracture permanente des ischio-jambiers qui vient justement en protection d’un genou douloureux. Mais on pourrait voir le problème sous deux aspects : a-t-on un flessum car le genou est douloureux ou a-t-on un genou douloureux car le genou est en flessum ?

Je suis entièrement d’accord avec Gray Cook, mon homologue américain qui pense que le vecteur principal est la motricité et non pas la douleur. Le mouvement est la clef de la récupérationet cette clef, n’est autre que notre cerveau. Reprogrammer notre cerveau à libérer notre motricité, c’est le premier pas vers l’essentiel de la fonction articulaire : vivre pour le mouvement et par le mouvement. 

 

La prise en charge avec le procédé Allyane 

Un procédé axé sur le mouvement et l’action

Allyane est un nouveau concept de reprogrammation neuromotriceissu des neurosciences qui permet au patient de reproduire une motricité orientée sur la fonction et non sur la protection.

Si en sport, la surprotection tue le talent, il en est de même pour la rééducation : la thérapie par le mouvement est la base de notre action.

Un procédé basé sur un trépied

Allyane est un procédé basé sur l’audition de sons de basses fréquences, sur l’imagerie mentale et les sensations proprioceptives.

Les sons de basse fréquence ont un double rôle : activer les aires de la motricité et permettre au patient de passer en mode alpha. Le mode alpha correspond à un état de conscience qui favorise la neuro-sensorialité et qui permet surtout son encodage au niveau de la voie émotionnelle de la motricité, c’est-à-dire la voie réticulée, pluri sensorielle. C’est à ce niveau que l’on engrène un triumvirat performant et pérenne : sons de basse fréquence, image motrice et sensations proprioceptives. 

Comment cela fonctionne ?

Le patient, après avoir isolé les informations proprioceptives correspondant à la gestuelle correcte de son genou, est allongé, donc hors action, avec un casque générant des séquences de sons de basses fréquences précises et spécifiques. Le patient, dans un premier temps, déprogramme la boiterie ou l’insuffisance musculaire en produisant l’image mentale de cette incompétence fonctionnelle et efface le patron moteur déficient, ancrant cette image par un son. Il reprogramme ensuite, en produisant l’image mentale de la fonction motrice parfaite soit en miroir par rapport au membre sain, soit à partir des sensations travaillées en préséance.

Les sons de basses fréquences permettent à n’importe quel patient, d’entrer en mode alpha quel que soit son niveau de compétence neurosensorielle. La déprogrammation va neutraliser la voie motrice spécifique et ne lui permettra de fonctionner que sur la voie sensorielle de sa motricité où sont stockées les nouvelles informations.      

Les résultats sont parfois surprenants car l’on peut modifier une boiterie de plusieurs mois, gagner des amplitudes articulaires, réactiver un quadriceps ou récupérer un flessum en une séance.

Les protocoles de rééducation du genou ligamentaire ont été mis en place il y a plus de trente ans et il paraît aujourd’hui pertinent d’intégrer l’apport des neurosciences pour mieux comprendre et mieux rééduquer les complications du genou ligamentaire

 

Cet article a été rédigé par Paul Dorochenko

Kinésithérapeute, ostéopathe, préparateur physique

 

 

 

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